Quelques faits saillants de la région de lAbitibi-Témiscamingue
Qui sont les jeunes interrogés ?
580 jeunes vivant on ayant vécu en Abitibi-Témiscamingue ont été interrogés. Ils avaient au moment de lenquête entre 18 et 34 ans. 81,4 % de ceux-ci vivaient en Abitibi-Témiscamingue tandis que 77,8 % y étaient nés.
349 sont de sexe féminin, 231 de sexe masculin.
29 % navaient jamais véritablement migré (non-migrants). Ils restaient encore dans le même village ou la même ville où ils vivaient à 15 ans. 12 % habitaient même encore chez leurs parents.
26,6 % des jeunes sétaient déplacés dans la région (migrants intrarégionaux). 7,6 % étaient revenus dans leur localité dorigine.
Au moment de lenquête, 20,7 % avaient migré à lextérieur de la région (migrants extrarégionaux).
23,8 % étaient revenus dans la région après lavoir quittée pour une période de plus de 6 mois (migrants de retour). 13,6 % étaient même revenus dans la ville ou le village où vivent leurs parents.
47,8 % des jeunes interrogés avaient complété des études postsecondaires.
70,5 % des jeunes avaient un emploi à temps plein ou à temps partiel lors de lenquête.
Face à la situation économique, les jeunes interviewés sont plutôt optimistes : 91,5 % croient que leur situation financière ira en saméliorant; 83,4 % prévoient que leur niveau de vie va augmenter; 77,4 % trouvent leur propre situation financière bonne; 70 % sont confiants de se trouver un emploi; 66,4 % des jeunes pensent que la situation économique (en général) va saméliorer; 66,1 % pensent trouver un emploi dans le domaine dans lequel ils ont étudié.
32,8 % disent simpliquer dans des organisations et 80,3 % disent exercer des responsabilités dans leur milieu.
Partir
Lâge moyen au moment du départ du domicile familial est de 18,36 ans.
69,9 % des jeunes ont migré la première fois dans une ville autre que celle où ils habitaient alors. 55,2 % ont migré en Abitibi-Témiscamingue, 9,3 % dans la région de Montréal et 7,8 % hors Québec (on peut penser ici quil sagit détudiants partis poursuivre leurs études en Ontario).
Les deux principales raisons invoquées pour expliquer la première migration sont les études et la volonté de faire sa vie. 62,4 % des jeunes qui avaient migré, lont fait pour la première fois pour poursuivre leurs études. Parmi ceux partis étudier, 72 % lont fait pour aller au cégep et 16 % pour poursuivre des études universitaires.
Le départ de la maison a été pour 89,5 % des jeunes un choix réfléchi. On ne part donc pas sur un coup de tête. Par ailleurs, 67,2 % estiment quils auraient pu rester chez leurs parents sils lavaient voulu et 79 % estiment tout de même que cétait pour eux le temps de partir.
Pour 78 % des jeunes qui avaient migré, leur premier déplacement aurait pu se faire dans un autre lieu que celui où ils se sont rendus.
Près de la moitié des jeunes migrants avaient des amis et de la parenté dans le premier endroit où ils se sont rendus. Cependant, seulement 22,1 % de ces jeunes connaissaient déjà le quartier où ils allaient sinstaller.
La première migration se fait souvent seul. En effet, 53,7 % des jeunes migrants étaient partis seuls. Lorsque lon déménage avec dautres, cela se fait dans 79,2 % des cas avec des amis.
La dernière migration expérimentée par les jeunes interviewés repose pour 42,1 % des migrants sur le travail.
Pour 54,7 % des jeunes, le lieu de résidence au moment de lentrevue est définitif.
Revenir
60 % des jeunes qui ont quitté sont prêts à envisager revenir dans leur municipalité dorigine si les conditions sy prêtent. La raison la plus fréquemment invoquée pour envisager ce retour est la perspective de se trouver un emploi.
Pour les jeunes qui sont revenus dans la région, les facteurs les plus marquants sont : le travail (75,7 %), la volonté de se rapprocher de leurs parents (50,3 %), le goût dêtre proche de leurs amis (49,1 %) et la possibilité davoir une maison à soi (43,3 %).
Les jeunes et la région de lAbitibi-Témiscamingue
Il ny a pas de rupture radicale entre les jeunes qui ont migré et la région dorigine. Ils reviennent en moyenne 10,6 fois par année dans le lieu quils ont quitté.
66,7 % des migrants disent fréquenter des gens provenant du même lieu queux.
62,4 % des jeunes migrants affirment être intéressés, voire très intéressés par lavenir de la localité doù ils sont partis.
Les jeunes interrogés jugent de façon négative deux aspects du milieu dans lequel ils ont grandi : les décideurs de la région ne bougent pas assez vite (63,7 %) et la situation économique leur semble difficile (63,6 %).
Par ailleurs, certains aspects leur semblent plus positifs : il y a des écoles pour leurs enfants (94,1 %); les gens de la région ont le sens de lentraide (81,9 %); il y a quelquun qui pourra les aider à se trouver du travail (77,6 %); la population de la région nest pas trop âgée (71,3 %); il y a de la place pour les jeunes (65,3 %); les générations plus âgées nexercent pas un contrôle trop fort (59,6 %) et il ny a pas un manque dactivités culturelles dans la région (56,6 %).
82,2 % affirment que les jeunes peuvent participer au développement de la région.
Professeur responsable : Patrice LeBlanc
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue