Quelques faits saillants de la région du Bas-Saint-Laurent
Qui sont les jeunes interrogés ?
432 jeunes vivant ou ayant vécu dans le Bas-Saint-Laurent ont été interrogés. Ils avaient au moment de lenquête entre 20 et 34 ans (âge moyen : 26,4 ans). 80,8 % dentre eux vivaient dans la région du Bas-Saint-Laurent tandis que 74,5 % y étaient nés.
37,3 % navaient jamais migré (non-migrants). Ils restaient encore dans le même village ou la même ville où ils avaient grandi. 23,4 % habitaient même encore chez leurs parents.
19,4 % des jeunes sétaient déplacés dans la région du Bas-Saint-Laurent (migrants intrarégionaux), dont 6,0 % qui étaient même revenus dans leur localité dorigine après un tel déplacement.
Au moment de lenquête, 25,2 % étaient des migrants extrarégionaux et sétaient donc établis à lextérieur de la région où ils avaient grandi.
18,1 % étaient revenus dans la région après lavoir quittée pour une période de plus de six mois (migrants de retour), dont 10,0 % qui étaient même revenus dans la ville ou le village où vivent leurs parents.
51,3 % des jeunes interrogés avaient complété des études postsecondaires.
64,4 % des jeunes avaient un emploi à temps plein ou à temps partiel lors de lenquête.
Face à la situation économique, les jeunes interviewés sont plutôt optimistes : 88,3 % croient que leur propre situation financière ira en saméliorant; 85,8 % prévoient que leur niveau de vie va augmenter; 75,5 % considèrent comme bonne leur propre situation financière; 74,5 % sont confiants de se trouver un emploi et 71,8 % pensent le trouver dans le domaine dans lequel ils ont étudié; 66,5 % croient que la situation économique (en général) va saméliorer.
30,9 % disent simpliquer dans des organisations et 75,2 % disent exercer des responsabilités dans leur milieu.
Partir
Lâge moyen au moment du départ du domicile familial est de 18,8 ans.
Au moment de quitter le foyer familial, 73,4 % des jeunes se sont dirigés vers une autre localité que celle où vivaient leurs parents.
Lors de leur première migration, 50,0 % des jeunes ont migré ailleurs dans le Bas-Saint-Laurent, 18,2 % dans la région de Québec, 9,3 % dans celle de Montréal et 4,7 % en dehors du Québec.
Les deux principales raisons invoquées pour expliquer la première migration sont la poursuite des études (60,4 % des cas) ou la recherche de travail (21,2 % des cas). Parmi ceux partis étudier, 59,2 % lont fait pour aller au cégep et 21,3 % pour poursuivre des études universitaires.
Le départ de la maison a été pour 89,7 % des jeunes un choix réfléchi. On ne part donc pas sur un coup de tête. Par ailleurs, 73,9 % estiment quils auraient pu rester chez leurs parents sils avaient voulu et 69,2 % estiment tout de même que cétait pour eux le temps de partir.
Pour 73,9 % des jeunes qui avaient migré, leur premier déplacement aurait pu se faire dans un autre lieu que celui où ils se sont rendus.
Un peu plus de la moitié des jeunes qui avaient migré, soit 55,8 %, avaient des amis qui habitaient déjà le lieu de leur première destination, tandis que pour 48,6 % il y résidait quelquun de leur parenté. Cependant, seulement 31,7 % de ces jeunes connaissaient déjà le quartier où ils allaient sinstaller.
La première migration se fait souvent seul. En effet, 59,9 % des jeunes migrants étaient partis seuls. Lorsque lon déménage avec dautres, cela se fait dans 81,1 % des cas avec des amis.
La dernière migration expérimentée par les jeunes interviewés sexplique pour 40,7 % des migrants par des raisons liées au travail.
Au moment de lenquête, 48,7 % des jeunes considèrent leur lieu de résidence comme définitif.
Revenir
64,2 % des jeunes qui ont quitté sont prêts à envisager de revenir sinstaller dans leur municipalité dorigine.
Pour les jeunes qui sont revenus dans la région, les facteurs les plus marquants sont : pour gagner leur vie (66,7 %), pour être proche de leurs amis (51,8 %), pour se rapprocher de leurs parents (50,9 %), pour avoir une maison à soi (41,3 %) et pour élever leurs enfants (34,5 %).
Les jeunes et la région du Bas-Saint-Laurent
Il ny a pas de rupture radicale entre les jeunes qui ont migré et la région dorigine. Ils reviennent en visite en moyenne 10,71 fois par année dans le lieu quils ont quitté.
28,0 % des migrants disent fréquenter des gens provenant du même lieu queux.
79,2 % des jeunes migrants affirment être intéressés, même très intéressés, par lavenir de la localité doù ils sont partis.
Les jeunes interrogés jugent parfois de façon négative certains aspects du milieu dans lequel ils ont grandi : les décideurs de la région sont trop lents (61,6 %); la situation économique est difficile (58,9 %); il ny a pas demploi pour eux (48,8 %) ou pour le conjoint ou la conjointe (44,5 %).
Par ailleurs, certains aspects leur semblent plus positifs : il y a suffisamment décoles pour leurs enfants (84,4 %); les gens ont le sens de lentraide (81,1 %) et il y a de la place pour les jeunes (66,0 %).
84,4 % affirment que les jeunes peuvent participer au développement de la région.
39,4 % des jeunes ont déjà envisagé de vivre en dehors du Québec.
Professeur responsable : Serge Côté
Université du Québec à Rimouski