Quelques faits saillants de la région de lOutaouais
Qui sont les jeunes interrogés?
331 jeunes vivant ou ayant vécu dans la région de lOutaouais ont été interrogés. La plupart dentre eux (90,9 %) vivaient dans la région de lOutaouais au moment de lenquête, tandis que 62,2 % y étaient nés.
Les jeunes de léchantillon avaient tous entre 18 et 34 ans. Au moment de lenquête, lâge moyen des jeunes rencontrés était de 27,7 ans.
La proportion respective des hommes et des femmes est de 43,5 % et 56,5 %.
53 % des jeunes interrogés avaient complété des études postsecondaires.
75,5 % avaient un emploi à temps plein ou à temps partiel lors de lenquête.
35,6 % suivaient des cours au moment où ils ont répondu au sondage.
38,3 % des répondants navaient jamais véritablement migré (non-migrants). Ils habitaient encore dans le même village ou la même ville où ils vivaient à lâge de 15 ans. Parmi ces non-migrants, 48 % vivaient encore chez leurs parents.
23,3 % sétaient déplacés au sein de la région (migrants intrarégionaux).
Le quart (25,1 %) avaient migré à lextérieur de la région et y vivaient toujours (migrants extrarégionaux).
13,3 % des jeunes étaient revenus dans la région après lavoir quittée pour une période de plus de six mois (migrants extra de retour).
Face à la situation économique, les jeunes interviewés sont plutôt optimistes:
- 90,5 % croient que leur situation financière va saméliorer dans lavenir;
- 83,9 % prévoient que leur niveau de vie va augmenter;
- 81,3 % qualifient leur propre situation économique comme étant bonne;
- 72,2 % pensent trouver un emploi dans le domaine dans lequel ils ont étudié;
- 68,9 % sont confiants de toujours avoir un emploi;
- 59,8 % croient que la situation économique (en général) et du marché du travail ira en saméliorant.
48,8 % des jeunes affirment être impliqués socialement.
Partir
En ce qui concerne les jeunes ayant déjà quitté le foyer familial au moins une fois pour une période de plus de six mois, lâge moyen au moment du départ du domicile familial est de 19,6 ans. Mais 21,9 % ont quitté avant lâge de 18 ans et 22,2 % ont quitté à lâge de 18 ans.
Pour 58,5 % de ces jeunes, le départ du foyer familial a signifié linstallation dans une autre localité que celle de leurs parents. Parmi ces jeunes, 55,6 % ont migré au sein de la région de lOutaouais, 13,3 % vers la région de Montréal et 9,2 % à lextérieur du Québec.
Pour 86,7 % de ces jeunes, le départ de la maison a constitué un choix réfléchi. Même si 78 % pensent quils auraient pu rester chez leurs parents sils lavaient voulu, 79,9 % estiment que cétait pour eux le temps de quitter la maison familiale.
En ce qui a trait spécifiquement aux jeunes qui se sont déjà déplacés à lextérieur de la localité où vivaient leurs parents (les jeunes migrants), les principales raisons invoquées pour expliquer cette migration sont la poursuite des études (34,4 %), suivre leur conjoint (23,4 %) et le travail (20,8 %). Parmi ceux partis étudier, 51,5 % lont fait pour des études collégiales, 39,4 % pour des études universitaires et 7,6 % pour des études secondaires.
Pour 76,2 % de ces jeunes migrants, le premier déplacement aurait pu se faire vers un autre lieu que celui où ils se sont rendus.
La première migration se fait souvent seul. En effet, 71,2 % des jeunes migrants étaient partis seuls. Lorsquon déménage en même temps que dautres, cela se fait dans 76,8 % des cas avec des amis.
Sinstaller
Lors de la première installation, le choix le plus fréquent du type de logement était lappartement (68, 9 %) et la cohabitation représentait le mode dhabitation le plus pratiqué (80,8 %).
80,3 % des jeunes migrants ont reçu de laide des parents ou des amis au moment du déménagement.
Pour 38,7 % des jeunes, le lieu de résidence au moment de lentrevue est temporaire.
Sintégrer au lieu daccueil
61,7 % des jeunes migrants avaient déjà des amis au premier lieu daccueil; 49,7 % y avaient de la parenté et 35,2 % connaissaient déjà le quartier où ils allaient sinstaller.
Le développement de contacts avec de nouvelles connaissances a été favorisé par trois milieux de vie: le milieu des études (37,8 %), le milieu de travail (37,2 %) et le quartier (18,3 %).
Dans le lieu de la première migration, 30,3 % des jeunes migrants disent avoir fréquenté des gens provenant du même coin queux.
Lors des premiers moments de la migration, les échanges téléphoniques denfants à parents étaient réguliers pour 71,5 % des jeunes et les appels des parents aux enfants étaient réguliers pour 74,6 % dentre eux.
Près du tiers des jeunes (30,3 %) retournent plus de dix fois par années au lieu quils ont quitté et 27,6 % y retournent de 1 à 10 fois par année. Par contre, 42,1 % affirment ne jamais y retourner.
Lendroit habité en permanence au moment de lenquête est le lieu le plus souvent identifié comme le «chez soi» de 78,5 % des jeunes migrants. Les deux principaux facteurs évoqués pour qualifier ce lieu de «chez soi» sont les amis (58,2 %) et lendroit lui-même (54,6 %).
E) Revenir dans le lieu dorigine
64,2 % des jeunes qui ont quitté sont prêts à envisager de revenir dans leur municipalité dorigine si les conditions sy prêtaient. Les raisons les plus fréquemment invoquées pour envisager ce retour est la perspective de se trouver un emploi (50 %) et celle de vivre avec des gens quils aiment (30,8 %).
Pour les jeunes qui sont revenus dans leur région dorigine, les facteurs ayant influencé ce retour sont principalement: le travail (55,9 %), la possibilité davoir une maison à soi (55,9 %), la volonté de se rapprocher de leurs parents (52,9 %) et le goût dêtre proche de leurs amis (52,9 %).
Professeurs responsables : Yao Assogba et Lucie Fréchette
Université du Québec à Hull