Observatoire Jeunes et Société INRS-UCS

Quelques faits saillants de la région de Québec

A) Qui sont les jeunes interrogés?

• 657 jeunes vivant ou ayant vécu dans la région de Québec ont été interrogés. Ils avaient tous au moment de l’enquête entre 18 et 34 ans (âge moyen : 26 ans). Les trois quart (75,0 %) d’entre eux vivaient dans la région de Québec, tandis que 68,6 % y étaient nés.

• 340 sont de sexe féminin et 317 sont de sexe masculin.

• 44,4 % des répondants n’avaient jamais véritablement migré (non-migrants). Ils habitaient encore dans le même village ou la même ville où ils vivaient à l’âge de 15 ans. Parmi ces non-migrants, 73,0 % vivaient encore chez leurs parents.

• 22,4 % des jeunes interviewés s’étaient déplacés au sein de la région (migrants intrarégionaux).

• Le quart (25,0 %) des jeunes répondants avaient migré à l’extérieur de la région et y vivaient toujours (migrants extrarégionaux).

• 8,2 % étaient revenus dans la région après l’avoir quittée pour une période de plus de six mois (migrants de retour).

• 57,0 % des jeunes interrogés avaient complété des études postsecondaires.

• 61,0 % avaient un emploi à temps plein ou à temps partiel lors de l’enquête.

• Face à la situation économique en général, les jeunes interviewés sont plutôt optimistes :

        • 39,4 % des jeunes affirment être impliqués socialement.

 

B) Partir

• L’âge moyen au moment du départ du domicile familial est de 20 ans, mais plus de 23 % ont quitté avant l’âge de 18 ans et 17, 5 % ont quitté à l’âge de 18 ans.

• Pour 68,5 % des jeunes, le départ du foyer familial a signifié l’installation dans une autre localité que celle de leurs parents. Parmi ces jeunes, 60,3 % ont migré au sein de la région de Québec, 8,6 % vers la région de Montréal et 10,3 % à l’extérieur du Québec.

• Les deux principales raisons invoquées pour expliquer la première migration sont la volonté de faire sa vie (47,6 %) et la poursuite des études (35,5 %). Parmi ceux partis étudier, 56,9% l’ont fait pour aller au cégep et 34,4 % pour poursuivre des études universitaires.

• Pour 90,1 % des jeunes, le départ de la maison a constitué un choix réfléchi. Même si 70,0 % pensent qu’ils auraient pu rester chez leurs parents s’ils l’avaient voulu, 82,9 % estiment que c’était pour eux le temps de partir.

• Pour 76,3 % des migrants, le premier déplacement aurait pu se faire vers un autre lieu que celui où ils se sont rendus.

• Un peu plus de la moitié (52, 8 %) des jeunes migrants avaient des amis au premier lieu d’accueil; 39,3 % y avaient de la parenté et 39,8 % connaissaient déjà le quartier où ils allaient s’installer.

• La première migration se fait souvent seul. En effet, 66,9 % des jeunes migrants étaient partis seuls. Lorsqu’on déménage en même temps que d’autres, cela se fait dans 64,4 % des cas avec des amis.

• Pour 63,7 % des jeunes, le lieu de résidence au moment de l’entrevue est temporaire.

 

C) Revenir

• 60 % des jeunes qui ont quitté sont prêts à envisager de revenir dans leur municipalité d’origine si les conditions s’y prêtent. La raison la plus fréquemment invoquée pour envisager ce retour est la perspective de se trouver un emploi.

• Pour les jeunes qui sont revenus dans leur région d’origine, les facteurs ayant influencés ce retour sont principalement : le travail (61,4 %), le goût d’être proche de leurs amis (42,3 %) la volonté de se rapprocher de leurs parents (36,6 %) et la possibilité d’avoir une maison à soi (28,6 %).

 

D) Les jeunes et la région de Québec

• Les retours annuels au lieu d’origine sont plus ou moins fréquents :

• 31,7 % des migrants disent fréquenter des gens provenant du même lieu qu’eux.

• 69,9 % des jeunes migrants affirment être intéressés ou très intéressés par l’avenir de la localité d’où ils sont partis.

• Les jeunes répondants ne jugent de façon négative qu’un seul aspect du milieu dans lequel ils ont grandi : ils estiment que les décideurs de la région ne bougent pas assez rapidement.

• Certains aspects du rapport des jeunes à leur région semblent plus positifs : il y a suffisamment d’écoles pour leurs enfants (96,2 %); les jeunes y trouveraient leur place (79,6 %); les gens ont le sens de l’entraide (79,3 %); des personnes pourraient les aider à se trouver du travail (78,5 %); il ne manquerait pas de loisirs (73,9 %) ou d’activités culturelles (71,8 %) dans la région; les services de santé ne sont pas déficients (68,8 %) et la population de la région n’est pas trop âgée (68,6 %).

• Enfin, 89,7 % estiment que les jeunes peuvent participer au développement de la région.

Professeur responsable : Madeleine Gauthier

INRS-Urbanisation, Culture et Société