Quelques faits saillants de la région du SaguenayLac-Saint-Jean
A) Qui sont les jeunes interrogés ?
347 jeunes qui vivent ou qui ont vécu au SaguenayLac-Saint-Jean ont été interrogés. Ils avaient au moment de lenquête entre 18 et 34 ans. 76,9 % de ceux-ci vivaient au SaguenayLac-Saint-Jean tandis que 78,4 % y étaient nés.
39,8 % navaient jamais véritablement migré (non-migrants). Ils restaient encore dans le même village ou la même ville où ils vivaient à 15 ans. 24 % habitaient même encore chez leurs parents.
23,3 % des jeunes sétaient déplacés dans la région (migrants intrarégionaux).
23,6 % avaient migré au moment de lenquête à lextérieur de la région (migrants extrarégionaux).
13 % étaient revenus dans la région après lavoir quittée pour une période de plus de 6 mois (migrants de retour). 8,4 % étaient même revenus dans la ville ou le village où vivent leurs parents.
46,5 % des jeunes interrogés avaient complété des études postsecondaires.
64,0 % des jeunes avaient un emploi à temps plein ou à temps partiel lors de lenquête.
Face à la situation économique, les jeunes interviewés sont plutôt optimistes : 91,3 % croient que leur situation financière ira en saméliorant ; 86,0 % prévoient que leur niveau de vie va augmenter ; 75,7 % trouvent leur propre situation financière bonne ; 70,7 % pensent que la situation économique (en général) va saméliorer ; 68,9 % sont confiants de se trouver un emploi et 65,6 % pensent le trouver dans le domaine dans lequel ils ont étudié.
25,9 % disent simpliquer dans des organisations et 73,1 % disent exercer des responsabilités dans leur milieu.
B) Partir
Lâge moyen au moment du départ du domicile familial est de 18 ans.
67,7 % des jeunes ont migré la première fois dans une ville autre que celle où ils habitaient alors. 48,7 % avaient migré au SaguenayLac-Saint-Jean, 16,8 % dans la région de Montréal et 4,1 % hors Québec.
Les deux principales raisons invoquées pour expliquer la première migration sont les études et la volonté de faire sa vie. 50 % des jeunes qui avaient migré, lont fait pour la première fois pour poursuivre leurs études. Parmi ceux qui sont partis étudier, 49 % lont fait pour aller au cégep et 44 % pour poursuivre des études universitaires.
Le départ de la maison a été pour 87,6 % des jeunes un choix réfléchi. On ne part donc pas sur un coup de tête. Par ailleurs, 66,3 % pensent quils auraient pu rester chez leurs parents sils lavaient voulu et 75,7 % estiment tout de même que cétait pour eux le temps de partir.
Pour 63,5 % des jeunes qui avaient migré, leur premier déplacement aurait pu se faire dans un autre lieu que celui où ils se sont rendus.
Près de la moitié des jeunes qui avaient migré, avaient des amis et de la parenté dans le premier endroit où ils se sont rendus. Cependant, seulement 25 % de ces jeunes connaissaient déjà le quartier où ils allaient sinstaller.
La première migration se fait souvent seul. En effet, 55,8 % des jeunes migrants étaient partis seuls. Lorsque lon déménage avec dautres, cela se fait dans 66,3 % des cas avec des amis.
La dernière migration expérimentée par les jeunes interviewés repose pour 36,1 % des migrants sur le travail.
Pour 55,6 % des jeunes, le lieu de résidence au moment de lenquête est définitif.
C) Revenir
60,6 % des jeunes qui ont quitté sont prêts à envisager de revenir dans leur municipalité dorigine si les conditions sy prêtaient. La raison la plus fréquemment invoquée pour envisager ce retour est la perspective de se trouver un emploi.
Pour les jeunes qui sont revenus dans la région, les facteurs les plus marquants sont : la volonté de se rapprocher des parents (64,8 %), le travail (62 %), la possibilité davoir une maison à soi (49,3 %) et le goût dêtre proche des amis (43,7 %).
D) Les jeunes et la région du SaguenayLac-Saint-Jean
Il ny a pas de rupture radicale entre les jeunes qui ont migré et la région dorigine. Ils reviennent en moyenne 7,53 fois par année dans le lieu quils ont quitté.
68,9 % des migrants disent fréquenter des gens provenant du même lieu queux.
63,3 % des jeunes migrants affirment être intéressés, voire très intéressés par lavenir de la localité doù ils sont partis.
Les jeunes interrogés jugent de façon négative deux aspects du milieu dans lequel ils ont grandi : ils estiment que les décideurs de la région ne bougent pas assez vite (58,8 %) et la situation économique leur semble difficile (57,4 %).
86,1 % affirment que les jeunes peuvent participer au développement de la région.
Professeur responsable : Camil Girard
Université du Québec à Chicoutimi