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FIRDION, Jean-Marie, « Une revue de la littérature sur les jeunes sans domicile », Recherches et Prévisions, nº 60, 2000, p. 79-109. Thèmes : marginalités, sans domicile, précarité, France. Résumé Cet article traite d’une revue de littérature sur les jeunes sans domicile. L’auteur tente de faire ressortir les régularités sociales et comportementales afin d’apporter une meilleure compréhension du phénomène et de discerner des pistes de prévention. Il définit les jeunes sans domicile en tenant compte de caractéristiques reliées à deux aspects : l’âge (moins de 25 ans) et le contexte lié au logement (n’a pas de logement chez les parents et aucun logement autonome stable). En sélectionnant les principaux résultats de travaux de recherche, de rapports et d’essais reposant sur une base empirique provenant des pays d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord, il rend compte « des points de convergence, [des] facteurs intervenant dans les processus de précarisation, et de la complexité de l’imbrication des dimensions structurelles et individuelles dans le phénomène étudié » (p. 86). De plus, le chercheur note que cette démarche permet de se rappeler que les catégories et les définitions préconisées sont le résultat de processus de construction sociale pouvant parfois sous-tendre des grilles de lecture différentes. À partir de la recension des écrits, il remarque que des obstacles majeurs comme l’absence d’un emploi stable et le peu de logements bon marché limitent l’accès à l’indépendance des jeunes qui quittent le foyer familial. De plus, il constate que d’autres obstacles au logement proviennent parfois du souhait de certains jeunes de ne pas vouloir quitter leur groupe d’appartenance (gang) et de préférer vivre dans des habitations précaires telles que les squats. Ainsi, il affirme que plusieurs jeunes vont faire appel à leur réseau d’appartenance et à leur débrouillardise afin de trouver des solution temporaires et transitoires à leurs problèmes de logement. L’auteur souligne également que « l’ensemble des résultats de ces travaux laisse à penser que cette segmentation de l’espace social peut trouver un sens autre que celui de coïncider avec des catégories de classement administratif ou d’action sociale [...] et [que] les particularités [du comportement des jeunes sans domicile] doivent être prises en compte pour une action en leur faveur » (p. 96). Simon Houle, 13 juillet 2006. |