BRUNELLE, Natacha et Marie-Marthe COUSINEAU (dir.), Trajectoires de déviance juvénile : Les éclairages de la recherche qualitative, Sainte-Foy, Presses de l’Université du Québec, 2005, 215 p.

Thèmes : marginalité, délinquance, cheminement scolaire, sexe, Québec, France, Belgique.

Résumé

En mettant de l’avant des études qualitatives élaborées en collaboration avec des jeunes délinquants, ce collectif d’auteurs a comme objectif d’apporter une connaissance complémentaire à ce phénomène juvénile. Les différents articles s’intéressent tant au point de vue des jeunes (comment vivent-ils, perçoivent-ils et réagissent-ils à la déviance) qu’à celui des intervenants sociaux et judiciaires concernés par ces trajectoires déviantes.

Brunelle, Cousineau et Brochu examinent les différences entre les récits de vie de 62 filles et garçons de 14 à 20 ans concernant leurs motivations, leurs significations et leurs représentations de la déviance. Kokoreff analyse pour sa part le discours des toxicomanes et des trafiquants français en s’appuyant largement sur des entretiens de type qualitatif. Bellot, quant à elle, s’intéresse aux différents parcours de 22 jeunes de la rue ayant en moyenne 20 ans, et partage les résultats de son expérience de terrain ethnobiographique réalisée au centre-ville de Montréal. L’article de Cousineau, Hamel et Fournier explore les motivations de 31 jeunes montréalais de 14 à 25 ans qui décident de s’intégrer aux gangs de rue. De son côté, Esterle-Hedibel fait état du lien entre l’abandon scolaire avant 16 ans et les trajectoires de déviance de 14 jeunes français de 13 à 15 ans alors que Carra traite des parcours judiciaires d’une soixantaine de jeunes français de 16 à 21 ans, en ciblant les mécanismes de production et de reproduction de la délinquance. Finalement, Delens-Ravier dresse un portrait de 45 jeunes déviants belges ayant en moyenne 16 ans et du sens qu’ils donnent à leurs expériences judiciaires.

Amélie Boisvert, 14 juin 2007.