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ProjetsMobilités étudiantes et construction identitaire : études de cas dans trois universités canadiennes auprès de jeunes en provenance d’un milieu francophone minoritaire
Chercheure principale : Annie Pilote (Université Laval)
Cochercheurs : Marc Molgat et Stéphanie Garneau (Université d’Ottawa), Yvonne Hébert (Université de Calgary)
Source de financement : CRSH (2007-2010)
L’éducation postsecondaire pour les jeunes issus du système scolaire francophone est problématique pour plusieurs raisons : manque d’appui constitutionnel; offre très limitée de programmes en milieu minoritaire; effectifs peu nombreux; migration presque obligatoire vers les institutions de langue française. Dans ce contexte, cette étude cherche à comprendre les trajectoires aux études supérieures en tant que processus de construction de l’identité culturelle et professionnelle, d’un savoir véhiculé en français ainsi que sa contribution au développement de la collectivité, chez des jeunes issus de groupes francophones en milieux minoritaires au Canada. La question de recherche est : Quelles sont les modalités de transformation de l’identité des jeunes issus d’un milieu francophone minoritaire au cours de leur expérience de mobilité pour des études universitaires? Trois objectifs spécifiques orientent et guident le projet : 1) explorer la transition entre l’école et l’université dans une perspective de construction identitaire; 2) examiner les rapports entre l’identité professionnelle et l’identité linguistique et culturelle dans un contexte de mobilité géographique; 3) comparer les modalités de construction identitaire selon les caractéristiques des établissements fréquentés.
Mobilités étudiantes et construction identitaire : une étude des parcours de jeunes provenant d’un milieu francophone minoritaire inscrits dans une université québécoise
Chercheure principale : Annie Pilote (Université Laval)
Cochercheurs : Stéphanie Garneau et Marc Molgat (Université d’Ottawa), Yvonne Hébert (Université de Calgary)
Source de financement : FQRSC (2007-2010)
L’éducation est vue comme le moyen d’assurer la reproduction de l’identité culturelle des francophones en situation minoritaire. De grands progrès ont été accomplis aux ordres d’enseignement primaire et secondaire pour assurer l’instruction en français aux enfants de ces minorités, mais la poursuite des études postsecondaires en français demeure problématique, l’accès à des programmes d’études universitaires en français étant limité. Certains étudiants font donc le choix de poursuivre leurs études dans des universités québécoises, mais nous disposons de peu de connaissances sur les parcours de ces étudiants et sur les retombées pour leurs milieux d’origine. Ce projet vise à contribuer à ce besoin de connaissances en s’intéressant à la question suivante : Dans quelle mesure l’identité des jeunes issus d’un milieu francophone minoritaire se transforme-t-elle (ou se consolide-t-elle) durant des études universitaires au Québec? La majorité des études sur l’identité en milieu francophone minoritaire ont porté sur des adolescents. C’est pourquoi ce projet s’intéressera à l’identité des jeunes (18-30 ans) des communautés francophones minoritaires au moment de leur transition entre l’école secondaire et l’université. L’attention sera portée sur les rapports entre deux grandes dimensions de l’identité : 1) culturelle et linguistique et 2) professionnelle. S’ajoute à ces deux grandes dimensions l’expérience de mobilité géographique comprise comme faisant partie d’une démarche de socialisation qui prépare les jeunes à la transition vers la vie adulte.
Les représentations de la communauté anglophone de Québec à travers la photographie collaborative avec des élèves d’une école secondaire de langue anglaise
Chercheure principale : Annie Pilote (Université Laval)
Source de financement : Fonds Desjardins en développement de carrière (2007-2008)
Construites socialement, les identités sont notamment fondées sur des représentations entretenues par les jeunes au sujet de leurs communautés d’appartenance. En continuité avec le projet FQRSC (2004-2007), ce projet vise à dégager les représentations positives et négatives de la communauté anglophone de Québec chez des élèves d’une école secondaire de langue anglaise afin de mieux comprendre comment ils expriment leur sentiment d’appartenance et quelles sont les identités qu’ils revendiquent. S’appuyant sur la méthode de la photographie commentée, des élèves sont invités à photographier des facettes de la communauté anglophone de Québec qu’ils jugent significatives. Ensuite, l’entretien individuel constitue l’occasion d’explorer les représentations positives et négatives que ces élèves entretiennent au sujet de la communauté anglophone.
La construction de l’identité politique des jeunes en milieu minoritaire : étude comparative au Nouveau-Brunswick et au Québec
Chercheure principale : Annie Pilote (Université Laval)
Source de financement : FQRSC (2004-2007)
Ce projet porte sur la construction de l’identité chez les élèves de deux écoles secondaires anglophones de Québec. Il vise à comprendre en quoi la participation de ces élèves à la minorité anglophone du Québec, mais aussi à la majorité anglophone du Canada peut influencer leur façon de se définir ainsi que leurs projets de vie future. Trois objectifs spécifiques sont poursuivis : 1) décrire les dynamiques sociales par lesquelles ces identités se construisent; 2) déceler les formes que prennent ces identités à travers leurs multiples dimensions (langue, culture, appartenance); 3) comparer ces résultats avec la construction identitaire des jeunes en milieu francophone minoritaire au Nouveau-Brunswick (Pilote, 2004). La méthodologie se fonde sur la production de dessins et d’entretiens biographiques avec une trentaine de jeunes âgés de 14 à 18 ans.
L’Acadie va-t-elle perdre le Nord ? Dépopulation, urbanisation et identité dans les communautés acadiennes et francophones du Canada atlantique
Recherche collaborative avec la participation d’Annie Pilote (Université Laval) et de Nicole Gallant (Centre-Urbanisation Culture Société)
Source de financement : Institut canadien de recherche en politiques et en administration publiques (2007-2009)
Des chercheurs universitaires ont décidé d’unir leurs efforts afin de produire et diffuser de nouvelles connaissances sur les phénomènes migratoires et les changements démographiques en Acadie du Nouveau-Brunswick. « Au cours de la dernière décennie, les connaissances liées aux phénomènes migratoires en Acadie ont connu un développement spectaculaire, mais les résultats sont quelque peu éparpillés autour d’objets plus spécifiques tels que l’immigration, la présence acadienne dans les villes, le développement régional, etc. » avance Joel Belliveau, chercheur à l’ICRPAP et coordinateur du projet. « L’idée, c’est de permettre à tous ces spécialistes de se parler afin de dégager un portrait global des transformations en cours. L’Acadie est en train de changer… Il faut savoir de quelle façon. » Ce projet comporte un volet historique et un volet contemporain où participent une quinzaine de chercheurs de disciplines variées : géographie, sociologie, histoire, science politique et économie.
Migration des jeunes autochtones Québec-Mexique-Brésil
Responsables : Camil Girard (Université du Québec à Chicoutimi) et Patrice LeBlanc (Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue)
Collaborateurs : Antoine Ntetu, Jacques Kurtness, Marie-Andrée Basile (Université du Québec à Chicoutimi), Juan Machin (CAFAC-UNAM, Mexique), Silvio Correa (Université Santa Cruz do Sul, Brésil)
Source de financement : UQAC et UQAT (2006-2010)
Le projet porte sur les jeunes autochtones et la migration dans une perspective comparée Québec-Brésil-Mexique. C’est une enquête sur les questions de mobilité des jeunes autochtones, dans une perspective comparée interne et internationale. À partir d’enquêtes quantitatives et qualitatives, l’équipe se penche sur des questions de motifs de départ et d’insertion dans des lieux de migration que sont les villes. Pour les jeunes autochtones, repenser l’identité dans un contexte de départ de son milieu d’origine favorise la capacité de repenser l’identité et les rapports interculturels dans une perspective critique et de tension qui interpelle les acteurs et les politiques publiques afférentes à la question du droit des peuples autochtones, et surtout des jeunes autochtones dont les projets de vie et les trajectoires s’inscrivent dans une marge critique des projets de revendications des peuples autochtones et de l’espace public fait aux peuples autochtones dans la Cité.
Les nouvelles populations dans le Québec rural : portrait global, processus d’insertion et comparaison intergénérationnelle
Responsable : Myriam Simard (Centre-Urbanisation Culture Société)
Source de financement : CRSH (2006-2009)
Ce projet concerne la migration récente de la ville vers les campagnes de nouvelles populations. Il analyse l’insertion globale (économique, sociale, culturelle et politique) de ces nouvelles populations dans divers territoires ruraux au Québec, c’est-à-dire ces individus ayant vécu en milieu urbain et qui ont fait le choix de venir vivre en permanence en milieu rural (jeunes familles, retraités, entrepreneurs, travailleurs autonomes, immigrants et artistes). Cette présente étude vise à approfondir ce changement sociodémographique actuel peu exploré au Québec, dans deux MRC particulières : la MRC de Brome-Missisquoi et la MRC d’Arthabaska. Les objectifs de la recherche sont : 1) cerner cette nouvelle réalité et dégager les facteurs d’attraction, de rétention et d’insertion pour les divers groupes d’âges de ces nouvelles populations; 2) comparer, dans une perspective intergénérationnelle, les pratiques des jeunes avec celles des individus plus âgés; 3) examiner les divers modes d’interactions de ces « néo-ruraux » avec l’ensemble de la population locale (résidents de longue date, acteurs-clefs locaux, élus municipaux); 4) dégager les similitudes et différences avec les expériences des autres provinces canadiennes et pays (notamment la France et le Royaume-Uni).
Les jeunes néo-ruraux de la MRC de Brome-Missisquoi : motifs de migration, besoins, difficultés et atouts lors de leur insertion
Responsable : Myriam Simard (Centre-Urbanisation Culture Société)
Partenaire : MRC de Brome-Missisquoi
Source de financement : Politique nationale de la ruralité, Pacte rural de Brome-Missisquoi (2008)
Ce projet est en continuité avec le projet sur la migration de nouvelles populations de la ville à la campagne. Il a comme objectif de présenter un premier portrait spécifique de la situation des jeunes néo-ruraux de la MRC de Brome-Misssiquoi, notamment des jeunes familles, en mettant en évidence leurs difficultés et atouts ainsi que les avantages et désavantages ressentis par ces jeunes de vivre en milieu rural. En outre, il décrira leurs besoins dans les divers aspects de la vie en région et en milieu rural (économique, social, culturel, etc.) et dégagera les lacunes globales à combler afin de bien soutenir l’intégration ultérieure de ces nouveaux résidents. Une attention particulière sera portée aux difficultés et atouts vécus par ces jeunes lors de leur processus d’insertion. Cette étude permettra de fournir des connaissances de base utiles aux divers décideurs et acteurs-clefs locaux de la MRC (élus municipaux, directeurs d’organismes locaux et régionaux, dirigeants d’associations, responsables et membres de comités, etc.) dans leur recherche de solutions, mesures et politiques pour dynamiser leur territoire rural, notamment par la croissance démographique, le remplacement des populations et l’enracinement durable des nouvelles populations rurales dans la MRC.
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