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Projets

Habiter seul, vivre isolé? Mode de vie urbain et transformation du lien social
Équipe de recherche : Johanne Charbonneau et Annick Germain (Centre-Urbanisation Culture Société), Marc Molgat (Université d’Ottawa)
Source de financement : CRSH (2004-2007)
Les ménages de personnes seules sont en forte croissance au Canada; ils formaient en 2001 le quart des ménages. Particulièrement présents dans les grandes villes, ils peuvent y être fortement concentrés dans des quartiers donnés, généralement près des centres-villes. L’accélération récente de la tendance à vivre seul est liée au fait qu’elle affecte de nouvelles populations, à travers les ruptures d’union, le report du moment de l’installation conjugale, la situation des couples vivant chacun chez soi, etc. Ce phénomène a été peu étudié et, si on connaît mal ses conséquences sur les dynamiques des relations sociales, on en sait encore moins sur celles qui peuvent affecter le tissu urbain. Pour éclairer ces questions, nous proposons de documenter et d’analyser les modes de vie et les pratiques de sociabilité et de solidarité des ménages seuls sur plusieurs échelles spatiales et espaces relationnels : voisinage, quartier, réseaux, associations. La démarche empirique reposera essentiellement sur des entretiens (des personnes jeunes et moins jeunes ayant toujours vécu seules, des personnes vivant seules suite à une rupture d’union) menés dans deux arrondissements de Montréal où les ménages seuls sont particulièrement nombreux (le Plateau-Mont-Royal où ils représentent 53 % de la population et Rosemont-Petite-Patrie où ils en représentent 47 %).

Famille, réseaux et persévérance aux études collégiales Phase 2
Chercheur principal : Sylvain Bourdon (Université de Sherbrooke)
Cochercheures : Johanne Charbonneau (Centre-Urbanisation Culture Société), Lynn Lapostolle (Cégep du Vieux-Montréal), Thérèse Létourneau (Cégep de Sherbrooke)
Source de financement : FQRSC (2007-2010)
Dans le but de contribuer à une meilleure compréhension des effets de l’environnement scolaire et familial sur les parcours scolaires au collégial technique, ce projet poursuit trois objectifs : 1) décrire la dynamique des parcours (scolaire, résidentiel, professionnel, etc.) et des réseaux des étudiantes et étudiants du collégial et en détailler les variations selon le genre et le contexte du programme collégial technique; 2) comprendre l’articulation entre ces dynamiques et le sens qui est conféré par les jeunes à leurs décisions d’orientation, de poursuite ou d’interruption d’études; 3) stimuler le transfert des résultats et leur appropriation par le milieu collégial pour améliorer les pratiques de soutien à la réussite des élèves. Ce projet s’inscrit dans la suite du projet « Familles, réseaux et persévérance des élèves à risque au collégial », mené par notre équipe depuis janvier 2004. Il vise à le prolonger et à l’étendre en assurant, d’une part, un suivi auprès d’une partie des élèves déjà rencontrés lors de la première phase (N=52) et, d’autre part, en élargissant l’échantillon pour mieux représenter la diversité des cheminements dans les programmes techniques (N=60).

L’innovation sociale dans le domaine du logement des jeunes. Les cas de « Mon chez nous – Jeunes » à Gatineau et de  « l’Avenue – Hébergement communautaire » à Montréal
Responsable : Marc Molgat (Université d’Ottawa)
Partenaire : Ville de Gatineau
Source de financement : CRSH (directrice ARUC-Innovation sociale et développement des communautés : Lucie Fréchette, Université du Québec en Outaouais) (2007-2009)
Ce projet vise à documenter la mise en œuvre de « Mon chez nous – Jeunes » à Gatineau et de « L’Avenue – Hébergement communautaire » à Montréal. Ces deux organismes ont été mis sur pied afin de répondre à des problématiques d’accès au logement de jeunes qui vivent de fortes précarités financières et qui ont généralement un niveau de scolarité peu élevé et des difficultés relationnelles. Le projet vise à étudier ces deux organismes en fonction des objectifs suivants : 1) montrer comment ils répondent, dans un contexte de crise du logement, à un problème – des fortes instabilités résidentielles de jeunes adultes – auquel les institutions et les services existants peinent à offrir des réponses adéquates; 2) identifier les acteurs et analyser les processus qui ont permis de créer ces initiatives; 3) décrire la contribution des ressources à l’intégration des jeunes et au développement des communautés où elles sont implantées; 4) identifier les défis de développement et les perspectives d’avenir de ces ressources. Le projet sera mené au moyen d’une recherche documentaire et d’entretiens réalisés auprès des responsables (anciens et actuels) et des partenaires des organismes. Les rapports entre ces organismes et les municipalités feront l’objet d’une attention particulière.

La parentalité chez les jeunes de la rue et les jeunes adultes itinérants : transmission, répétition, enjeux de l’intervention
Responsable : Sophie Gilbert (Université du Québec à Montréal)
Sources de financement : UQÀM (2005-2007) et FQRSC (2007-2010)
Peu documentée par la recherche, la parentalité chez les jeunes de la rue (14-25 ans) et les jeunes adultes itinérants (18-35 ans) de Montréal est également une problématique peu ciblée, quoique connue par les milieux d’intervention (essentiellement par le « Service à la famille » offert par l’organisme Dans la rue). Ce projet constitue la première phase d’une recherche qui se veut plus extensive en la matière. Considérant la quasi-absence de données sur cette population spécifique, il s’agit, par des entretiens semi-directifs de recherche auprès de ces jeunes parents en situation de grande précarité sociale, de documenter les enjeux relatifs à leur position parentale, en termes sociopsychiques. Plus précisément, des données sur la répétition des problématiques vécues par ces jeunes tels la maltraitance, l’abandon et la négligence, ou, à l’inverse, la rupture par rapport à cette propension à la répétition, seront recueillies sous l’angle particulier de la transmission parents enfants sur trois générations : des parents aux jeunes rencontrés, puis à leurs enfants. Une analyse qualitative en profondeur des entretiens – au nombre de deux par sujet – permettra d’élaborer progressivement une théorisation des aléas de la parentalité chez ces jeunes, sous l’angle particulier du lien avec l’héritage du milieu familial d’origine et des risques de la répétition de certaines problématiques auprès de leurs enfants, malgré l’intervention psychosociale dont ils font ou ont fait l’objet.

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