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FIZE, Michel, Ne m'appelez plus jamais crise ! Parler de l'adolescence autrement, Éditions Érès, Ramonville Saint-Agne, 2003, 158 pages. Thèmes : crise d'adolescence, puberté, crise intergénérationnelle, adolescence, France. Résumé Dans ce livre, l'auteur cherche à démontrer que le concept de crise d'adolescence n'est nul autre qu'un construit social s'appuyant sur des notions provenant de la science médicale, de la psychologie et de la psychanalyse, concept ensuite véhiculé par les disciplines étudiant le champ de l'adolescence. Il conteste l'idée répandue que tout jeune doit forcément vivre une crise d'adolescence avant de pouvoir passer à un autre stade de la vie, celui de l'âge adulte. Il affirme que certains jeunes vivent paisiblement leur adolescence et que cette absence de crise ne sera pas catastrophique à long terme, contrairement à ce que plusieurs croient. Michel Fize estime que le grand malentendu entourant la crise d'adolescence provient de la confusion entre la puberté et l'adolescence. Les transformations créées par la puberté peuvent certes causer des troubles de comportement chez des jeunes ainsi que des tensions intergénérationnelles, mais ce n'est pas le cas chez tous les adolescents. Il croit plutôt que les facteurs sociaux jouent un rôle important à l'apparition de ce qui est communément appelé crise d'adolescence, étant donné que certaines sociétés ne connaissent pas ce phénomène ni celui de la crise entre les générations. Selon lui, la crise d'adolescence serait en fait une crise de la responsabilité, chez des jeunes qui se sentent inutiles au sein de la Cité. De plus, il associe les tensions entre les adolescents et leurs parents à l'existence de mauvaises relations entre eux et non uniquement à des bouleversements hormonaux. « L'adolescent s'oppose, en effet, moins à ses parents qu'il ne s'affirme par rapport à lui même. C'est précisément parce qu'est niée cette perspective que n'est pas acceptée l'idée d'une séparation de l'enfant, que se développe la crise en question. » (p. 149) Véronique Duval-Martin, 20 janvier 2004 |