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ROBERT-BOBÉE, Isabelle, « Jeunes : les aides familiales en question », Problèmes économiques. Travail, formation, emploi, no 2.768, 3 juillet 2002, p. 11-14. Thèmes : aides familiales, jeunes ménages, étudiants, chômeurs, travailleurs, niveau de vie, sources de revenus, taux de pauvreté, jeunes entre 19 et 24 ans, France. Résumé Cet article présente l'analyse de données obtenues lors de l'enquête Jeunes et carrières réalisée en mars 1997 sur les revenus (salariaux, sociaux, aides de la famille) perçus au cours des douze derniers mois (avril 1996 à mars 1997). Les résultats démontrent que plus d'un tiers des jeunes entre 19 et 24 ans ne résident plus chez leurs parents et que, de ce nombre, 25 % des jeunes ménages sont composés d'un ou de deux membres en emploi, 10 % d'une personne ayant un emploi et d'une autre sans (étudiant, inactif non étudiant ou chômeur) et 56 % d'étudiants qui poursuivent des études supérieures. Après le départ de la maison familiale, les ménages continuent de recevoir fréquemment des aides de leur famille (aides monétaires, cadeaux, nourriture, etc.). Les étudiants reçoivent plus d'aides familiales (97 %) et sur une fréquence plus régulière que les ménages où un des membres a un emploi, est au chômage ou est inactif non étudiant. Ainsi, l'aide provenant de la famille accroît sensiblement le niveau de vie des ménages étudiants, puisqu'elle représente les trois quarts des ressources dont ils disposent et entre 14 et 20 % pour les autres catégories de ménages. Grâce aux aides familiales, le taux de pauvreté des étudiants est nettement réduit, étant donné que cette source est la principale source de revenus pour ce groupe. Les jeunes ménages étudiants qui reçoivent de l'aide de leur famille proviennent plus souvent d'un milieu aisé, tandis que ceux des autres catégories proviennent plus fréquemment de milieu modeste et sont plus nombreux à ne pas poursuivre leurs études ou à demeurer au domicile familial pendant leur formation. Les jeunes ménages dont les membres sont au chômage ou sont inactifs non étudiants (9 %) présentent les taux de pauvreté les plus élevés, puisqu'ils reçoivent moins d'aides de leur famille, ne sont pas toujours indemnisés en cas de chômage et proviennent plus souvent de milieu modeste et touché par le chômage. Véronique Duval-Martin, 3 mai 2004 |