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RUBB, Stephen, « Post-College Schooling, Overeducation, and Hourly Earnings in the United States », Education Economics, vol. 11, no 1, 2003, p. 53-72. Thèmes : suréducation, études post-collégiales, revenus, hommes et femmes entre 25 et 64 ans, États-Unis. Résumé L'auteur de cet article présente les résultats d'une étude visant à comprendre l'impact que peut avoir la suréducation sur le revenu, à partir des données du recensement de 1990 aux États-Unis. L'auteur entend par suréducation, le fait d'avoir plus de formation qu'il n'en faut pour effectuer son travail. Après une mise à jour des résultats de recherches antérieures, il pointe le groupe le plus susceptible de surqualification – ceux qui ont poursuivi des études post-collégiales. Il émet l'hypothèse que les emplois requérant spécifiquement une formation collégiale sont susceptibles de pouvoir utiliser l'excédent de capital humain des employés. On remarque que la suréducation augmente les revenus des hommes ayant un travail qui requiert un niveau de baccalauréat. Les résultats obtenus sont comparés avec ceux de recherches menées au Canada et en Grande-Bretagne. De plus, il a été démontré que la suréducation contribue à creuser l'écart des revenus entre les sexes. Les quatre modèles utilisés ont analysé les données de 109 373 hommes et 74 134 femmes, âgés entre 25 et 64 ans et ayant au moins un niveau d'études correspondant à la quatrième année des études collégiales. Des analyses séparées ont été réalisées pour les hommes et les femmes ayant un baccalauréat, une maîtrise, un diplôme professionnel et un doctorat. Les résultats confirment les résultats d'études antérieures révélant que les personnes suréduquées ont des revenus plus bas que les individus ayant le même niveau d'éducation, mais occupant un emploi correspondant à leur formation. Les femmes ont plus à perdre que les hommes lorsqu'elles sont suréduquées, mais réussissent plus qu'eux à trouver un emploi correspondant à leur formation. Véronique Duval-Martin, 13 mai 2004 |